Les Symphonies parisiennes ont été commandées par le Comte d’Ogny pour le prestigieux Concert de la Loge Olympique en 1785. Créées en 1787, elles seront un succès dès leur première au palais des Tuileries. Témoignage de leur popularité, des conversations et des enthousiasmes qu’elles suscitent, certaines vont acquérir des surnoms qu’Haydn n’avait nullement conçus. Ainsi, la Symphonie n° 85 (préférée par Marie-Antoinette) deviendra « La Reine de France », tandis que l’expressivité facétieuse du hautbois entonnant le deuxième thème du premier mouvement de la Symphonie n° 83 lui vaudra d’être identifiée comme « La Poule ». Quant à la Symphonie n° 82, son final en forme de rondo évoque à ses auditeurs l’allure cocasse d’un ours dansant au son d’une cornemuse de village.

« Ces joyaux du Classicisme exigent de la discipline, et révèlent à nu la virtuosité (et les carences) d’un orchestre. […] Couronnant une collaboration de cinq années, Douglas Boyd et l’Orchestre de chambre de Paris n’ont rien à cacher au contraire : leur interprétation nervurée rayonne de finesse, de transparence, de franchise. »
Christophe Steyne – Crescendo

« Tout cela concourt à une lecture animée et brillante, aux tempos très vifs, sans la théâtralisation exacerbée d’un Harnoncourt mais avec plus de relief que la conception très policée de Marriner. »
Jean-Jacques Hulot pour Diapason