« Isabelle Durin et de Michaël Ertzscheid ne cherchent pas à reconstituer l’illusion orchestrale. Ils font autre chose. Ils déplacent l’écoute. Le violon prend la parole avec une retenue presque sévère. Aucun effet inutile. Le son est tenu, comme s’il portait une mémoire fragile qu’il ne fallait pas abîmer. Le piano, lui, n’accompagne pas. Il organise. […] Et avec cette nudité vient une émotion plus directe, moins spectaculaire, mais plus profonde. On n’est plus face à une musique qui soutient une image. On est face à une musique qui tient seule, avec sa logique propre. […] Leur jeu installe une continuité, une rigueur, une clarté qui laissent apparaître ce qui, dans ces œuvres, relève de la nécessité plutôt que de l’effet. Alors, peu à peu, le regard change. Le cinéma cesse d’être un simple écran. »

Sababa Medias conquis par « Exile to Hollywood »
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